CRÉATION AUTOMNE 2027
MC2 : Grenoble / CNCA, Morlaix
Théâtre à partir de 14 ans
Théâtre à partir de 14 ans
Dossier Artistique
Nous sommes dans un futur lointain, indéfini, sur la Planète Terre. La société y est inclusive, et les personnes qui dirigent nos Etats sont, pour une large part d'entre elles, en situation de handicap.
L'humanité fait alors face à l'arrivée des extraterrestres, qui atterrissent sur le territoire français. En lien avec les différents gouvernements de la planète, le gouvernement français doit prendre un certain nombre de décisions : faut-il accueillir ces étrangers ou s’en prémunir par la force ? Sont-ils une menace ou une opportunité de rencontre ? Qui ira représenter notre humanité pour les accueillir ? Mais, surtout, que faudra-t-il leur dire ? Comment se présenter ? Quels corps, quelles imaginaires, quelles sensibilités voulons-nous leur raconter ?
POINT DE DÉPART
«What if we looked at the world through your eyes, for a change?»
Back to reality, notre dernière création, répondait à cette question posée à Rachel, ma sœur, atteinte de trisomie 21 et décédée en 2016. Ce spectacle un peu particulier dans mon parcours est comme un pas de côté: 7 ans de recherches et de questionnements, en constante évolution, pour réussir à faire récit d'une sororie. Aujourd'hui, après avoir vécu 37 ans avec Rachel puis trouvé aux côtés d'une équipe artistique comment transmettre la richesse de l'avoir côtoyé, je me sens prête à sortir cette question du domaine intime.
Que se passerait-il si la vision des personnes en situation de handicap mental était plus commune ? Et surtout que se passerait-il si notre société leur confiait plus de responsabilités, si elles occupaient plus de postes décisionnaires ? Nous sommes ici bien loin la question de « l'intégration ». Il ne s'agit pas de créer une société où les personnes en situation de handicap participeraient tant bien que mal à nos façons de faire en échafaudant toutes sortes d' « adaptations », mais d'imaginer une société où
leur présence participent à façonner celle-ci dès le début. Cela veut dire une société différente de celle que nous connaissons, où le rapport à la politique, au temps, aux relations nationales et internationales s'en trouveraient nécessairement transformées. Cela veut sûrement aussi dire une société plus durable, tant économiquement qu'écologiquement. Il se trouve que ces questions sont des questions centrales à l'ONU, qui de 2018 à 2020, a rédigé la "Stratégie en faveur des droits des personnes handicapées", stratégie prônant la désinstitutionalisation des personnes handicapées
; leur mise à l'écart dans des espaces de travail, d'éducation ou de santé spécifiques
étant perçue comme une forme de ségrégation.
Nous aimerions, sur un plateau de théâtre, imaginer un monde où une telle stratégie d'inclusion n'ait pas lieu d'exister. Nous voulons par là interroger notre rapport aux institutions, et donner vie à ce qui ne devrait pas être une utopie. Pour cela, nous imaginons mettre en scène un gouvernement français inclusif, en dialogue avec d'autres instances internationales elles aussi inclusives, face à un événement à la portée mondiale. Comment ces groupes de travail s'y prendraient-ils pour mener des
décisions ? Comment s'organiseraient-ils et quels protocoles suivraient-ils ? Quels questionnements sur notre propre manière de gouverner aujourd'hui cela soulèverait-il ?
Catherine Hargreaves
L'humanité fait alors face à l'arrivée des extraterrestres, qui atterrissent sur le territoire français. En lien avec les différents gouvernements de la planète, le gouvernement français doit prendre un certain nombre de décisions : faut-il accueillir ces étrangers ou s’en prémunir par la force ? Sont-ils une menace ou une opportunité de rencontre ? Qui ira représenter notre humanité pour les accueillir ? Mais, surtout, que faudra-t-il leur dire ? Comment se présenter ? Quels corps, quelles imaginaires, quelles sensibilités voulons-nous leur raconter ?
POINT DE DÉPART
«What if we looked at the world through your eyes, for a change?»
Back to reality, notre dernière création, répondait à cette question posée à Rachel, ma sœur, atteinte de trisomie 21 et décédée en 2016. Ce spectacle un peu particulier dans mon parcours est comme un pas de côté: 7 ans de recherches et de questionnements, en constante évolution, pour réussir à faire récit d'une sororie. Aujourd'hui, après avoir vécu 37 ans avec Rachel puis trouvé aux côtés d'une équipe artistique comment transmettre la richesse de l'avoir côtoyé, je me sens prête à sortir cette question du domaine intime.
Que se passerait-il si la vision des personnes en situation de handicap mental était plus commune ? Et surtout que se passerait-il si notre société leur confiait plus de responsabilités, si elles occupaient plus de postes décisionnaires ? Nous sommes ici bien loin la question de « l'intégration ». Il ne s'agit pas de créer une société où les personnes en situation de handicap participeraient tant bien que mal à nos façons de faire en échafaudant toutes sortes d' « adaptations », mais d'imaginer une société où
leur présence participent à façonner celle-ci dès le début. Cela veut dire une société différente de celle que nous connaissons, où le rapport à la politique, au temps, aux relations nationales et internationales s'en trouveraient nécessairement transformées. Cela veut sûrement aussi dire une société plus durable, tant économiquement qu'écologiquement. Il se trouve que ces questions sont des questions centrales à l'ONU, qui de 2018 à 2020, a rédigé la "Stratégie en faveur des droits des personnes handicapées", stratégie prônant la désinstitutionalisation des personnes handicapées
; leur mise à l'écart dans des espaces de travail, d'éducation ou de santé spécifiques
étant perçue comme une forme de ségrégation.
Nous aimerions, sur un plateau de théâtre, imaginer un monde où une telle stratégie d'inclusion n'ait pas lieu d'exister. Nous voulons par là interroger notre rapport aux institutions, et donner vie à ce qui ne devrait pas être une utopie. Pour cela, nous imaginons mettre en scène un gouvernement français inclusif, en dialogue avec d'autres instances internationales elles aussi inclusives, face à un événement à la portée mondiale. Comment ces groupes de travail s'y prendraient-ils pour mener des
décisions ? Comment s'organiseraient-ils et quels protocoles suivraient-ils ? Quels questionnements sur notre propre manière de gouverner aujourd'hui cela soulèverait-il ?
Catherine Hargreaves
Mise en scène Catherine Hargreaves
Jeu - 7 à 8 personnes au plateau : 3
acteurs de la cie Catalyse
(Morlaix), George Webster (UK),
Raphaël Defour,
Distribution en cours
(+ Présence d'acteurices
internationaux dans le cadre d’un
dispositif vidéo)
Administration Lou Mazet et Emma Stowe
Production
MC2 : Grenoble
CNCA - Centre National de la Création adaptée, Morlaix MC93, Bobigny
Théâtre du Point du Jour, Lyon
Recherche de partenaires en cours
MC2 : Grenoble
CNCA - Centre National de la Création adaptée, Morlaix MC93, Bobigny
Théâtre du Point du Jour, Lyon
Recherche de partenaires en cours
DATES
Répétitions
23 au 27 Juin 2025 / Stage exploratoire mené par Catherine Hargreaves (7 soeurs), Emilio Le Tareau et Tristan Cantin (Catalyse) à Séoul avec le CNCA, le KDAC (Korea Disability Artsand Culture Center, opérateur du ministère de la culture coréen dédié aux arts et aux artistes en situtation de handicap) et le Modu Theater.
19 au 27 mars 2025 / CNCA, Morlaix, Catherine Hargreaves et Adèle Gascuel avec la cie Catalyse (Stage exploratoire) Avril - mai / MC2: Grenoble, Catherine et Adèle (2 semaines d'écriture)Juin ou Automne 26 / 2 semaines de résidence, écriture de la pièce au plateauAutomne 26 / 2 semaines de résidence avec un partenaire international (Chili, à confirmer)Début 27 / 1 à 2 semaines d'écriture de la pièce au plateauPrintemps & été 27 / 2 à 6 semaines de rencontres internationales et de tournage avec d'autres cies inclusives à Séoul (Corée du Sud), Santiago (Chili), et au Congo (à confirmer)
& 2 semaines pour achever l'écriture de la pièce de la pièce au plateauSept-Octobre 2027 / 3 semaines de répétitions & création